Le Pays d’Orthe, là où les Gaves rejoignent l’Adour

Un blog pour découvrir quinze communes landaises entre barthes et coteaux, de l’abbaye de Sorde à la bastide d’Hastingues, au fil des Gaves.

Large rivière dans la brume du matin, prairies inondables avec vaches et hérons, collines boisées et Pyrénées à l’horizon
« Au petit matin, la brume suit le gave et s’étire sur les barthes jusqu’au pied des coteaux. »

En quelques chiffres

Le Pays d’Orthe en quatre chiffres

Quinze communes réunies en intercommunalité jusqu’en 2016, autour de Peyrehorade : un pays gascon au carrefour des Landes, du Béarn et du Pays basque.

1358

Un marché de plus de six siècles

Le 1er avril 1358, Édouard III accorde au vicomte d’Orthe un marché hebdomadaire : il se tient toujours le mercredi matin à Peyrehorade.

15

Quinze communes

De Bélus à Sorde-l’Abbaye, plus de 14 000 habitants se partagent 215 km² de barthes, de coteaux et de vallées.

10 km

Les Gaves réunis

Le Gave de Pau et le Gave d’Oloron s’unissent en amont de Peyrehorade, puis courent une dizaine de kilomètres jusqu’à l’Adour, au Bec du Gave.

6

Six sites Natura 2000

Ces six sites touchent ses communes, des barthes de l’Adour aux rives du Gave de Pau et du Gave d’Oloron.

Savoir-faire

Cinq savoir-faire du Pays d’Orthe

Des vergers de kiwis aux fumoirs à saumon, de la mine de lignite aux cruches de Cagnotte : le pays a toujours vécu de sa terre et de ses eaux.

Verger de kiwis sous de hautes pergolas en bois, grappes de fruits bruns suspendues sous les feuilles
Sous les pergolas d’un verger
Le kiwi, fruit des barthes

Un pionnier, une IGP et des vergers

Henri Pédelucq est le pionnier landais du kiwi, dont les vergers se développent ici dès la fin des années 1960. Les barthes d’Orthevielle en sont aujourd’hui couvertes en majorité, et le Kiwi de l’Adour bénéficie d’une IGP depuis 2009, en plus de son Label Rouge.

Le coup d’œil« Le Kiwi de l’Adour porte aussi le Label Rouge : cherchez son logo sur les étals du mercredi. »

  • Les vergers des barthes d’Orthevielle
  • L’office de tourisme de la Vallée du Kiwi, à Peyrehorade
  • Les kiwis du circuit des falaises et du Gave
Le saumon et la pêche

Fumoirs, filets et bateaux de pêcheurs

Depuis 1929, la Maison Barthouil fume à Peyrehorade le saumon au bois d’aulne. Au XVIIIe siècle déjà, le port de Lanne vivait de la pêche : saumons, aloses, lamproies et esturgeons, que les pêcheurs appelaient créacs.

Le coup d’œil« À Port-de-Lanne, le musée de la batellerie et de la pêche ouvre sur rendez-vous : bateaux, filets et photos anciennes. »

  • La Maison du Saumon, route d’Hastingues
  • L’ancien port de Rasport, quartier de pêcheurs
  • Les couralins, pirogues à fond plat
La vigne de François Baco

Un instituteur face au phylloxéra

Instituteur à Bélus, François Baco (1865-1947) crée des hybrides résistants au phylloxéra. Son Baco 22A, ou Baco blanc, a été définitivement maintenu dans l’AOC Armagnac en 2005 ; un monument lui est élevé sur place en 1952.

Le coup d’œil« Le monument à François Baco se trouve à une centaine de mètres du bourg de Bélus, sur la route de Cagnotte. »

  • Les vignes qui entourent Bélus
  • Le château de Gardera, caverie inscrite en 1996
  • L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Bélus
La mine de Saint-Lon

Du lignite jusqu’en 1949

Saint-Lon-d’Orthe prend en 1918 le nom de Saint-Lon-les-Mines : on y exploite le lignite jusqu’à la fermeture de la mine en 1949. Le musée de la mine en raconte l’histoire et présente la géologie du site.

Le coup d’œil« Le musée de la mine est gratuit : vérifiez ses jours d’ouverture avant de vous y rendre. »

  • Les vitrines géologiques du musée
  • L’église Saint-Barthélemy-et-Saint-Léon
  • Les châteaux du Prada et de Monbet
La poterie de Cagnotte

La pega, cruche portée sur la tête

Du premier quart du XIXe siècle au début du XXe, les potiers de Cagnotte connaissent le succès avec la pega, une cruche à eau que l’on portait sur la tête. Le village garde son église Notre-Dame, ancienne abbaye relevée en 1122.

Le coup d’œil« Dans l’église Notre-Dame, cherchez le puits-pourrissoir, lié aux sépultures des vicomtes d’Orthe. »

  • L’église Notre-Dame, inscrite en 1970
  • Le vieux lavoir du village
  • Les zones humides de Barthenègue

Pierres d’histoire

Quatre monuments à voir en Pays d’Orthe

Une abbaye inscrite au patrimoine mondial, un prieuré prémontré, une bastide anglaise et le château des vicomtes : de quoi remplir une belle journée.

Église abbatiale romane en pierre claire au bord d’une rivière calme, à côté d’un petit village aux toits de tuiles
Sur les pas des pèlerins

Patrimoine mondial

L’abbaye de Sorde

Mentionnée dès 975, l’abbaye Saint-Jean de Sorde s’est installée sur une villa gallo-romaine, au bord du Gave d’Oloron. L’église et le cloître sont classés depuis 1909, et le site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

À Sorde-l’Abbaye, au bord du Gave d’Oloron

Conseil de visite« Dans l’église, ne manquez pas le pavement de mosaïque de la fin du XIe siècle, longtemps cru gallo-romain. »

Prémontrés

Le prieuré d’Arthous

Fondé au XIIe siècle par des chanoines prémontrés, Arthous garde une chapelle romane classée en 1955. Son chevet porte 35 modillons sculptés figurant des péchés capitaux, des vertus et des chanoines ; le lieu abrite le musée départemental d’histoire et d’archéologie.

À Hastingues, site du Département

Conseil de visite« Faites lentement le tour du chevet : ses modillons se lisent comme une bande dessinée de pierre. »

Bastide

La bastide d’Hastingues

Née du paréage signé en 1289 entre l’abbaye d’Arthous et Édouard Ier, la bastide doit son nom au sénéchal John Hastings. Sa porte de ville, au passage voûté en arc brisé, est inscrite aux monuments historiques depuis 1941.

Sur le tuc, au-dessus des Gaves réunis

Conseil de visite« La légende place sous le tuc d’Hastingues le Carcolh, un escargot monstrueux qui guetterait les passants. »

Vicomté

Le château de Montréal

À Peyrehorade, le château des vicomtes d’Orthe, flanqué de quatre tours rondes, a remplacé un donjon rasé vers 1515. Devenu hôtel de ville, il est inscrit depuis 2012 avec sa cour, ses anciennes écuries et le pavillon de l’Orangerie.

Hôtel de ville de Peyrehorade

Conseil de visite« Sur la colline voisine, les ruines d’Aspremont ont vu en 1367 le Prince Noir rencontrer Pierre Ier de Castille. »

Portraits

Six figures qui ont marqué le pays

Un vicomte, un poète, un préhistorien, un compositeur, un chef et un personnage littéraire : le Pays d’Orthe a ses grands noms.

Vicomte

Garcie-Arnaud

Au début du XIe siècle, son père, Arnaud II, vicomte de Dax, crée pour lui la vicomté d’Orthe.

Poète

Jean Rameau

Poète et romancier (1858-1942), il a fait de sa ferme du Pourtaou, à Cauneille, un musée selon son imagination.

Préhistorien

Robert Arambourou

Dès la fin des années 1950, il fouille les abris préhistoriques de Sorde, au pied de la falaise du Pastou.

Compositeur

Lucien Durosoir

Également violoniste, il est lié à Bélus, où un monument lui rend hommage depuis 2019.

Chef

Alain Dutournier

Né en 1949 à Cagnotte, ce chef cuisinier est l’une des grandes figures de la gastronomie du Sud-Ouest.

Personnage

M. de Peyrehorade

Mérimée donne ce nom à un personnage de sa nouvelle La Vénus d’Ille : le pays a même sa place en littérature.

Les nouvelles

Dernières nouvelles du Pays d’Orthe

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Échange amical entre amoureux du Pays d’Orthe.

Carnet ouvert et crayon, kiwis coupés en deux, petit panier, carte pliée, tasse de café et plume sur une table en bois